DANS LA PRESSE

RTL (21 mars 2017)

RTL vous en parle déjà
Par Rémi Sulmont


 

Le Figaro.fr (23 mars 2017)

Festival Latin Grec : L’Odyssée lue en quarante langues
Par  Marie-Noëlle Tranchant et Bertrand  Guyard
Crédits photo : Rue des Archives

La 11e édition du Festival Européen Latin Grec prend en 2017 une forme originale: une lecture publique du chef-d’œuvre d’Homère donnée dans 20 pays le 24 mars. À cette occasion, ce jeudi 23 mars, le comédien et metteur en scène Éric Bouvron fera une lecture en direct sur le compte Facebook du Figaro.

Pour sa 11e édition, le festival européen latin grec nous emmène sur les pas d’Ulysse en Méditerranée. Cette manifestation créée par Elizabeth Antébi propose chaque année des idées extraordinaires pour célébrer et faire vivre les humanités classiques. Une lecture de L’Odyssée d’Homère sera donnée dans quarante langues au même moment dans 20 pays éparpillés sur quatre continents.

Comme chaque année cet événement n’est pas destiné uniquement aux érudits ou aux forts en thème. Ici il s’agit de redécouvrir joyeusement le récit du voyage de retour du roi d’Ithaque, Ulysse, après la guerre de Troie. Durant dix ans, il erre en Méditerranée, séquestré par la nymphe Calypso, envoûté par Circé, retenu par Nausicaa et freiné par Poséidon, le dieu des mers, furieux qu’il ait aveuglé son fils, le cyclope Polyphème.

Ce chef-d’œuvre du génie grec, chanté et transmis oralement par les aèdes il y a déjà plus de trente siècles, est l’archétype du récit d’aventure et d’apprentissage. Comme les poètes hellènes n’hésitez pas à improviser la lecture d’un chant de l’Odyssée au coin d’une rue (renseignements et inscriptions: www.festival-latingrec.eu).

Suivez en Facebook Live, sur le compte du Figaro, la lecture d’un chant de L’Odyssée par Éric Bouvron, Molière 2016 pour Les Cavaliers, meilleure pièce du théâtre privé : https://www.facebook.com/figaro.culture/videos/893381404135068/

Les poèmes épiques d’Homère ont inspiré depuis toujours les écrivains et aujourd’hui les cinéastes. Kirk Douglas qui vient de fêter son centenaire reste une des grandes figures du rusé Ulysse à l’écran (1954). On ne peut mentionner ce héros sans penser à la sage Pénélope. La grande tragédienne grecque Irène Papas l’a immortalisée dans une superbe série réalisée par Franco Rossi en 1968. La légende appartient depuis longtemps à l’humanité tout entière. En 1997, le Russe Andreï Kontchalevski l’a de nouveau visitée dans un film produit notamment par le grand Francis Ford Coppola. Le Figaro vous présente les bandes-annonces de ces trois films mémorables.

● Ulysse (Ulisse) de Mario Camerini en 1954,
avec Kirk Douglas, Silvana Mangano, Anthony Quinn…

● L’Odyssée (L’Odissea) de Franco Rossi en 1968,
avec Bekim Fehmiu , Irène Papas, Barbara Bach, Renaud Verley…

● L’Odyssée (The Odyssey) d’Andreï Kontchalovski,
produit par Francis Ford Coppola en 1997,
avec Armand Assante, Isabella Rosselini, Greta Scacchi, Christopher Lee…


 

Le Figaro – Étudiants . fr (23 mars 2017)

Pour célébrer le latin et le grec, L’Odyssée d’Homère est récitée dans les rues de France
par Jean-Marc de Jaeger

Dans une vingtaine de pays, des centaines de lecteurs liront simultanément un chant de L’Odyssée

À l’occasion de la 11e édition du Festival européen latin-grec, 5000 personnes du monde entier, dont de nombreux jeunes latinistes et héllénistes, récitent en public, ce vendredi, les vers de L’Odyssée d’Homère.

«Muse, redis-moi les malheurs de cet homme fertile en stratagèmes qui longtemps erra sur la terre…» Ce vendredi 24 mars, 5000 personnes à travers le monde réciteront l’intégralité des 24 chants de L’Odyssée d’Homère, dans le cadre de la 11e édition Festival latin-grec. Dans la rue ou les bibliothèques, dans les parcs ou les librairies, «ils feront entendre les tourments d’Ulysse et la puissance des dieux, la force et la beauté des mots, l’étrangeté d’un monde qui ne cesse de fasciner», comme le précisent les organisateurs. Le texte sera lu dans 46 langues dont, évidemment, le latin et le grec ancien et moderne. Si l’événement est ouvert à tous, les premiers concernés sont les collégiens, lycéens, étudiants et enseignants latinistes et hellénistes.

Il s’agit de mettre la culture antique à la portée de tous

«La lecture publique et participative est la grande nouveauté de cette édition, indique Laurence Ghirardi, directrice du festival, jointe par Le Figaro Étudiant. Il s’agit de mettre la culture antique à la portée de tous et de montrer l’Antiquité sous un jour plus vivant et accessible». Au-delà de sa dimension festive, l’événement se veut aussi pédagogique. «Nous voulons rappeler aux jeunes l’importance d’étudier les langues anciennes. L’offre de cours de latin et de grec se réduit, alors que les élèves ont de plus en plus besoin des acquis qu’apportent ces disciplines: vocabulaire plus riche, remise à niveau en grammaire française, ouverture culturelle…», assure celle qui est également professeur de langues anciennes dans l’académie de Lyon.

Carte des groupes de lecture qui se réuniront vendredi 24 mars à 10h:

L’Odyssée lue dans 26 pays et en 46 langues

Les participants sont invités à démarrer leur lecture à 10h et à se filmer. Certaines vidéos seront diffusées dès 14h au théâtre antique de Lyon, où un spectacle revisitant l’odyssée d’Ulysse avec humour clôturera le festival. Olivier Charnay, professeur de latin et grec au collège Alexis Kandelaft de Chazay-d’Azergues (Rhône-Alpes), participera pour la première fois à ce festival. «17 élèves de 3 ème en grec ancien, ainsi qu’une cinquantaine d’élèves de primaire, ont tourné une vidéo de leur lecture qui sera diffusée demain au théâtre antique de Lyon», explique-t-il. La capitale des Gaules sera particulièrement mobilisée, puisque les 24 chants de L’Odyssée seront lus sur 24 sites de la métropole.

» Lire aussi-Festival latin grec: revoyez la lecture de l’Oyssée par le metteur en scène Éric Bouvron

Ailleurs en France, plusieurs dizaines d’établissements scolaires ont répondu à l’appel. Au collège Aristide Bruant d’Albi, 17 élèves de 4e et de 3e se sont portés volontaires pour réciter le chant IV de L’Odyssée. «L’initiative a été menée par une prof de latin et une prof de français, indique la documentaliste de l’établissement. Si la météo le permet, la lecture se fera dans un parc public». À Paris, une soixantaine d’élèves du collège lycée Camille Sée liront le chant IX en français et en grec ancien. «À Sierck-les-Bains, en Moselle, c’est tout le niveau 5e qui lira le chant XII, soit 165 lecteurs en tout!», se félicite Laurence Ghirardi.

Répétition générale avant le 24 mars pour les lycéens de Grodzisk Wielkoploski (Pologne) !

Le festival trouve un écho au-delà des frontières françaises, puisque des lectures participatives sont prévues dans 26 pays en Europe et dans le monde. Ce sera le cas au lycée français de Toronto ou encore à l’université de Los Andes à Bogota en Colombie. Plusieurs lieux culturels, comme le musée archéologique d’Athènes et le musée national de Beyrouth, participeront à l’événement. «Ce que ces pays ont en commun, c’est un texte fondateur de la culture occidentale: L’Odyssée d’Homère, un texte universel où chacun, quelle que soit son origine, peut se retrouver, insiste Laurence Ghirardi. Lire Homère tous ensemble au même moment, c’est un symbole fort: ce partage d’une culture commune permet de créer des liens».


 

24 Heures.ch (23 mars 2017)

Vendredi partout dans le monde, Homère descend dans la rue
par Erwan Le Bec

Lecture du chant 17 de L’Odyssée en 13 langues dans le parc de la Haute École Pédagogique de Lausanne

Les amoureux de la littérature antique se lancent dans une véritable performance à l’échelle d’une vingtaine de pays. A Lausanne comme partout ailleurs vendredi à 10h, L’Odyssée d’Homère sera lu en public.

Partout autour du globe, le petit monde des professionnels de l’Antiquité va s’arrêter de tourner ce vendredi, sur le coup de 10 h. Pour la première fois à cette échelle, archéologues, philologues et autres amoureux de la littérature classique se lancent dans un véritable happening. La performance? Lire simultanément, en public, un chant de L’Odyssée. L’œuvre maîtresse d’Homère (VIIIe siècle av. J.-C.), racontant le périple d’Ulysse à son retour de Troie, sera déclamée par plus de 167 groupes similaires, partout dans le monde et au même moment. Pour ceux qui auraient manqué ce moment de littérature, à mi-chemin entre la performance artistique et la vulgarisation publique, une compilation sera à disposition le jour même sur YouTube. Une diffusion est également prévue à Lyon, au Festival européen Latin Grec, organisme à l’origine de l’opération baptisée «Odyssée 24!».

A Lausanne, seize amoureux des lettres classiques vont déclamer le chant XVII sur les marches de la bibliothèque de la Haute école pédagogique (HEP), en espérant capter l’attention des passants. «On a choisi le moment où Ulysse rentre chez lui, déguisé, et méconnu de tous. On trouvait que c’était en résonance avec l’actualité et l’accueil des étrangers», se réjouit déjà Antje Kolde, professeure en didactique du latin et du grec à la HEP. La manifestation est coorganisée avec l’UNIL. But de la manœuvre? «A l’origine, c’était pour protester en France contre la marginalisation des études classiques. Ensuite l’idée a fait boule de neige. C’est aussi une façon de promouvoir la littérature antique, de montrer qu’elle est partout, que ces récits ont traversé les siècles à travers chacune de nos cultures.» Pour preuve, selon l’organisatrice, l’ampleur de la performance: on récitera Homère à Sydney, à Madagascar, à Toronto, à Bogotá, à Marrakech, et évidemment à Lausanne.

Que ceux qui n’entendent rien au grec ancien se rassurent, la lecture de la HEP sera doublée d’une récitation en français. L’opération pourrait se renouveler tous les deux ans.


 

La Vie.fr (24 mars 2017)

Odyssée d’Homère : carte de l’Europe retraçant le périple d’Ulysse  ©DeAgostini/Leemage

Pour la 11e édition du Festival européen latin-grec, 5000 lecteurs se sont retrouvés vendredi 24 mars à 10h dans plus de 150 villes du monde pour lire un des vingt-quatre chants de l’Odyssée. Christophe Cusset, professeur de langue et littérature grecques à l’ENS – Lyon et coorganisateur du Festival, revient pour La Vie sur « Odyssée 24 ».

La lecture publique de l’Odyssée dans des langues anciennes (grec, latin) et modernes (français, allemand, anglais, italien, serbe, chinois, arabe…) est une initiative inédite. Quel est son but ?

Le personnage au centre de l’Odyssée, Ulysse, un voyageur, a parcouru l’ensemble du bassin méditerranéen. Nous voulions retrouver cette dimension du déplacement et de la présence d’Ulysse un peu partout dans le monde grâce aux langues anciennes, qui sont aujourd’hui souvent mises à mal, comme Ulysse l’a été dans ses tribulations. Cela a très bien marché car il y a eu aujourd’hui 180 groupes pour lire à 10h un chant de l’Odyssée. Outre la France, il y a eu des lecteurs dans de nombreux pays d’Europe, en Angleterre, en Suisse, en Allemagne, en Italie, en Lituanie, en Géorgie, mais aussi hors d’Europe, à Madagascar, au Liban (à Beyrouth), en Australie, au Canada. Ce qui, je pense, a intéressé les gens était de pouvoir participer en même temps à un même événement là où ils se trouvaient, avec des moyens très divers. Nous avons eu des groupes de lecture de cinq personnes n’appartenant pas au milieu scolaire, et des groupes de lectures de cent personnes.

 « Les langues anciennes sont un outil d’intégration de promotion sociale et de participation à une culture dont des élèves sont parfois privés. »

Votre démarche est-elle politique ?

Au départ, non. Elle est de s’adresser à l’ensemble de la population et de lui rappeler que la culture antique n’est pas morte, qu’elle existe encore aujourd’hui et qu’elle peut se diffuser. Pour cela, des lectures se sont tenues dans des lieux très divers : des gares, des musées, des centres commerciaux, des places. Bien sûr, elle prend ensuite une dimension politique. C’est notre participation à la construction européenne que de dire que des liens se créent partout en Europe avec la culture antique. Mais nous n’avons pas de message à faire passer. Ce qui nous a d’abord motivés a été la réforme du collège 2016 qui a fortement mis à mal les langues anciennes, quoi qu’en dise le ministère. Nous avons donc décidé de réagir en donnant une nouvelle orientation au festival avec ces lectures publiques. Vu le succès remporté par la formule de cette année, nous allons la reconduire l’an prochain.

Plusieurs groupes d’élèves de communes difficiles ou oubliées des politiques (Roubaix, Le Bourget, Montluçon …) sont venus lire un livre de l’Odyssée à Lyon. Qu’est-ce que cela signifie pour vous ?

Cela signifie d’abord que, contrairement à un message qui a énormément circulé, et notamment en provenance du ministère, les langues anciennes ont énormément de succès dans les zones difficiles car elles sont un outil d’intégration à la culture occidentale. Elles sont aussi un moyen de promotion sociale et de participation à une culture dont ces élèves sont parfois privés. Cette participation est totalement gratuite, elle ne coûte rien. Cela explique qu’« Odyssée 24 » ait eu un tel succès dans des villes ou des régions défavorisées. Le but de ce festival est, au-delà de l’organisation qui se fait à Lyon, d’aller toucher les gens dans des territoires oubliés, défavorisés ou difficulté. Tout le monde est appelé à participer. La culture n’est pas le monopole d’une élite. Au contraire, notre projet est de la diffuser le plus largement possible.


 

ilcuoioindiretta.it (24 Marzo 2017)

Una mattina per Omero, Fucecchio tra 180 gruppi nel mondo

C’era anche il gruppo teatrale Open Doors del liceo Checchi di Fucecchio, guidato dalla professoressa Susanna Pietrosanti. Era tra i 180 gruppi di lettori che oggi in tutta Europa hanno affrontato contemporaneamente alle nove del mattino la lettura dell’Odissea, partecipando al Festival Odyssee 24 organizzato dalle università di Lione.

Il gruppo di Fucecchio ha affrontato il canto VI, il celebre incontro di Odisseo e Nausicaa, nell’auditorium della Fondazione Montanelli Bassi, contribuendo così ai festeggiamenti a Omero ovunque nel mondo. Hanno partecipato all’evento anche le classi I A e III H della scuola media Montanelli Petrarca. Per il Comune di Fucecchio è intervenuta la vicesindaco Emma Donnini.


 

La Voix du Nord.fr (25 mars 2017)

Roubaix : Au lycée Saint-Rémi, le grec ancien est toujours vivant
Par Marine Cointe

Cet événement était organisé dans le cadre du festival européen latin-grec.

Ils avaient le choix entre les vingt-quatre chants de L’Odyssée et ont finalement décidé de lire le chant X de l’œuvre d’Homère. Vendredi, quinze élèves hellénistes du lycée Saint-Rémi ont débuté une lecture en grec ancien et en français, en simultané avec de nombreuses personnes de 20 pays et en 40 langues. Cet événement était organisé dans le cadre de la onzième édition du Festival européen latin-grec. «  L’objectif est de faire rayonner les langues et cultures de l’antiquité, de montrer que le latin et le grec participent à la culture de nombreux pays et que l’Odyssée est l’un des fondements de notre culture  », explique Leaticia Vandamme, professeur de latin-grec à Saint Rémi.

« C’est très enrichissant »

Déguisés pour l’occasion, les élèves étaient tous concentrés sur le texte. Il faut dire qu’en plus des 116 spectateurs de l’amphithéâtre, leur prestation était filmée pour être en partie retransmise à Lyon, lors du festival, et en intégralité sur internet. «  Les participants peuvent être des scolaires comme l’université d’Oxford, mais aussi des bibliothèques, avec celle de Tel-Aviv, ou des compagnies de théâtre  », décrit Leaticia Vandamme. Cette lecture, a permis aux élèves de partager leur intérêt pour le grec ancien. «  C’est très enrichissant de pouvoir participer à un tel événement. Cela fait vivre la langue autrement qu’à travers des cours magistraux  », déclare Imène, élève en terminale.


 

news.uzh.ch (27.03.2017)

Festival Européen Latin Grec : Tag der Odyssee
Redaktor : Fabio Schönholzer

Applaus für das Seminar für Lateinische und Griechische Philologie nach der Homer-Rezitation.
(Bild: Fabio Schönholzer)

Mit kräftigen Stimmen und von zarten Harfenklängen begleitet rezitierten Studierende und Dozierende der UZH letzten Freitag im Lichthof altgriechische Verse. Zahlreiche Menschen auf der ganzen Welt taten, per Internet verbunden, zur gleichen Zeit dasselbe.

Anlass war die bislang grösste Massenlesung von Homers Epos «Odyssee», organisiert vom Festival Européen Latin Grec in Lyon. Mehr als 5’000 Homer-Enthusiastinnen und -Enthusiasten aus 27 verschiedenen Ländern nahmen an der Lesung teil und erzählten in verschiedenen Sprachen von den Irrfahrten des Odysseus. Dabei wurden die zahlreichen Rezitationen live über das Internet nach Lyon übertragen, wo das Festival später einen Zusammenschnitt zeigte. «Ein gelungener Anlass, um einen Gründungstext der europäischen Literatur zu feiern», sagt Christoph Riedweg, Leiter des Seminars für Griechische und Lateinische Philologie der UZH.

Für die Rezitation der UZH verwandelte das Seminar das Sofa von Pipilotti Rist im Lichthof in ein Theater und brachte das sechste Buch der Odyssee auf Altgriechisch zu Gehör. Darin ist Odysseus an einem absoluten Tiefpunkt angelangt: Nachdem Poseidon mit einem Sturm sein Floss zerschlagen hat, strandet er, modernen Flüchtlingen gleich, ohne Hab und Gut auf der Insel Scheria. In seinem desolaten Zustand begegnet er der phaiakischen Prinzessin Nausikaa und ihren Dienerinnen, die bei seinem Anblick sofort die Flucht ergreifen. Einzig die Königstochter, bestärkt von der Göttin Athene, lässt sich auf ein Gespräch mit dem Schiffbrüchigen ein. Sie besorgt ihm Kleidung und Nahrung und weist ihm den Weg zum Königshof. Dort wird sich Odysseus dann bei einem Mahl mit dem König zu erkennen geben und von seinen Irrfahrten erzählen, ehe er mit Hilfe der Phaiaken nach Ithaka zurückgelangt.

Auch wenn in der Odyssee eine romantische Beziehung zwischen Odysseus und Nausikaa nie explizit erwähnt wird, lässt Homer in seinen Zeilen die Zuneigung der beiden füreinander gefühlvoll anklingen. Für Riedweg ist darum das sechste Buch der Odyssee ein Stück von besonderer Zärtlichkeit: «Es erzählt verspielt von einer jungen Frau, die einem Mann, der ihr idealer Partner sein könnte, ein zweites Leben schenkt.» Und er gibt zu: «Es ist meine liebste Erzählung aus der Odyssee.»


 

La Dépêche (6 avril 2017)